naïve


la fabuleuse histoire de l’achat du sac rose fushia
octobre 22, 2007, 8:02
Classé dans : bla bla bla

Ce matin je me suis réveillée étrangement calme. C’était pas le matin, à vrai dire il était 15h. 2h plus tard il m’arrivait même de sourire en repensant à ma soirée de la veille..mais la nuit n’a pas tardé à tomber, et avec elle une bonne vieille angoisse.
Je suis une fille très basique, en fait : quand j’arrive chez quelqu’un et que cette personne est en train de faire à manger pour moi, ben je suis dans de très bonnes dispositions..
Quand on m’emmène à une soirée d’impro théâtrale vraiment hyper chouette et que même si c’est en allemand je rigole pendant 3h, je suis toute contente.
Quand on a les cheveux propres et un pull à rayures, parfois ça suffit.
Bon, evidemment il faut me faire boire un peu. C’est pas de ma faute si un adorable serveur, vieux, berlinois pur jus et vraiment très marrant, qui porte le nom d’Uwe (comme le premier mec de Christiane F.) arrête pas d’offrir à boire à tout le monde  sous prétexte que c’est l’anniversaire de quelqu’un. J’arrêtais pas de dire non, mais j’ai quand même été obligée de boire les verres de mousseux qu’on posait devant moi. Je voulais pas être impolie. J’ai quand même eu la force de dire non aux verres de vodka, que B. était très heureux de boire pour moi. De toute façon, depuis les premières minutes du spectacle, je savais que j’étais foutue. Peut-être que si ça m’avait pas autant plu..
Il y avait aussi J., un des coloc, que j’apprécie de plus en plus. On s’est retrouvés tous les trois à boire (…), avec une autre fille que je ne connaissais pas. Mais qui était très sympa. Tout était juste trop sympa. L’horloge marquait 1h15 jusqu’à ce que quelqu’un se dévoue pour la remonter, un jour. Il était quelque chose comme 4h. Il n’y avait plus de métro. Mais à boire, des clopes, du chocolat, J. et la fille, et B.
Bon, pas de suspens : je n’ai pas le souvenir d’avoir demandé quelque chose, ou même d’avoir dit que j’étais d’accord, mais bon..c’est arrivé. On s’est embrassés(j’aurais bien aimé éviter d’avoir à écrire cette phrase kitsch mais les autres sont pires). J’crois même que j’ai un peu pleurniché. J’me sentais bizarre mais bien. J’ai dit toutes les phrases obligatoires : “ça veut peut-être rien dire”, “on verra bien”, “j’en sais (toujours) rien”. J’étais calme. B, pas trop. La vodka, ça aide pas. Mais tout-à-fait d’accord pour dire “on sait pas”.
Je suis rentrée chez moi, dans le métro plein de gens qui travaillent tôt. Aucune envie d’aller ailleurs. Juste être au calme, dormir.

Ce soir, j’ai donc été obligée d’aller m’acheter un sac fushia, sinon l’angoisse m’aurait bouffée. Mais tout va bien. J’ai pas de raison d’avoir peur. Je fais ce que je veux. Et même si je sais pas, mais vraiment pas, ce que je dois en penser..ben, on verra bien.


2 commentaires jusqu'à présent
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Pourquoi tant d’angoisse Poulette? C’est cool! Et en plus s’il ne met plus son super sur-gilet (ou je ne sais quoi) jaune, tout est parfait!

Comment par Debbie

trop bien, hé! un bisouuuu!
c’est quoi cette histoire de pull jaune?

Comment par pinpon




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