Classé dans : bla bla bla
Alanis Morissette au réveil et crise de manque.
Vous avez gagné, je vais rentrer bientôt, trop envie de vous voir, ma patience commence à décliner doucement, j’aimerais bien écrire plus de “XXX à Berlin!” dans mon agenda, mais comme c’est moi qui suis loin, tout simplement c’est peut-être à moi de refaire le chemin. J’ai du retard dans mon courrier (je sais) mais je m’énerve de voir ma boîte aux lettres vide, ou alors remplie de lettres inquiétantes de ma grand-mère, qui cette semaine m’a envoyé 3 cartes postales pour me dire la même chose, à 3 ou 4 mots près…
Je vais rentrer, bientôt…Rentrer où? Non, pas rentrer, mais juste venir voir ceux qui me manquent. Voilà.
Paradoxalement, j’attends avec impatience l’arrivée de ma mère et de son amoureux (lundi). Bien sûr, je compte les jours jusqu’à l’arrivée de Debbie.
J’ai besoin de “prendre du recul” là, de prendre le large vis-à-vis de ces gens parmi lesquels je me suis si bien “intégrée”. Je commence à avoir peur de me retrouver coincée, dans la situation d’entre-deux qui est la mienne en ce moment (avec B…), d’être obligée d’agir brusquement, peur de me perdre un peu là dedans, j’avoue..
Bref. Prendre l’air. Rencontrer de nouvelles personnes. Trouver un job (ça devient urgent). M’investir encore plus dans mon stage.
A part ça, la soirée chez P… une soirée 100 % bio…coincée entre un faucheur d’OGM et une militante Greenpeace (je caricature à peine). J’étais crevée, mais pleine de bonne volonté. Le clash dès mon arrivée :
- ”et tu fais quoi dans la vie?
- un stage pour le Machin-Machin Journal
- ah ouais, c’est l’organe de communication de l’ambassade, non?”
(l’agressivité est toujours une bonne entrée en matière)
- euh non…
- mais ils sont financés comment?
- par la pub
- ah ouais, d’accord…”
J’ai de moins en moins envie de me laisser faire, mais ce soir-là je n’avais pas vraiment le courage de me lancer dans un panorama explicatif de la situation de la presse sur le Web. Alors oui, tu dois avoir raison, “miss”, avec tes sous-entendus, ce que je fais c’est de la comm et pas du journalisme. N’empêche que mon article sur le squat est passé hier, et que j’en suis fière.
Ma bonne volonté un peu éteinte après cet accueil chaleureux, je me suis escrimée à expliquer à mon voisin que l’écologie ça me passait carrément au dessus de la tête. Oeil pour oeil. Tu me provoques, je te provoque.
Il y avait un joli Grec qui ne disait rien. J’ai dit merci bien poliment, je suis allée chez B. Je suis un pilier de bar, c’est maintenant officiel.
Dans l’appart, F. finissait son livre d’illustrations, pour bientôt le présenter dans des salons. Des gravures de squelettes, qui racontent la mort d’un quartier berlinois. Il collait, très concentré, les pages les unes avec les autres. Il a passé plusieurs mois sur le livre. C’était le point final. Emouvant. Un truc à fêter avec de la vodka.
Un commentaire jusqu'à présent
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salut ! pour le café-clope je pensais demain mais ce sera short et en plus crise de couple à gérer.. aie. En plus j’ai lu que ta mère arrivait lundi donc je suppose que tu n’auras pas de temps libre. Dis-moi simplement la prochaine fois que tu pourrais et je te dis si ca colle. ok ? Bon wkd
Comment par la loutre octobre 27, 2007 @ 4:16