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“Ca te dirait d’interviewer XXX”?
Cette auteur de BD (ça fait vraiment parano, mais il n’empêche que je n’ai pas envie qu’on puisse arriver ici en tapant son nom sur google, ma crédibilité journalistique est en jeu, hum…), mais si vous voyez de qui je veux parler, c’est obligé, elle a réalisé un film; ok? Bref, j’étais assez surprise que C. m’apporte ça sur un plateau d’argent (c’est elle qui a décroché l’interview), mais j’ai pris ça comme une marque de confiance, donc j’ai sauté sur l’occasion. Un vrai baptême du feu. Mon premier badge de presse. Ma première avant-première. Le tapis rouge, je ne savais même pas si j’avais le droit de marcher dessus, mais en fait j’étais même obligée de passer là. J’ai planqué mon badge tout au fond de mon sac, et suis allée me cacher au balcon, sauf que je me suis aperçue que tous les “autres journalistes” (les vrais) étaient en bas et que j’avais franchement l’air con. Allez je descend, premier rang. On m’a empêchée de payer mon café. Quand on n’a pas l’habitude d’être privilégiée, tout ça est vraiment étrange. Faire un peu semblant, encore. La légitimité, ça se travaille.
Le lendemain, c’était le grand jour. L’interview. 2 jours de préparation, 4 questions longuement élaborées, comparées, conceptualisées et j’en passe. Le stress. Il fallait bien un peu se détendre, et je me réveille le matin du “grand jour” en ayant dormi 4h, beaucoup trop d’alcool dans le sang. J’ai une reconnaissance sans limites pour B. qui m’a supportée ce matin là, qui a supporté mes déblatérages au réveil (je dirais 2h non-stop), voire même coachée. Et puis j’y suis allée, et puis l’hôtel qui fait peur, et puis l’attachée de presse qui se pointe et dit “elle est crevée, elle en a marre, il faut pas lui parler de ça, ni de ça, ni de ça non plus”. On y est. C’est pour de vrai, cette fois.
Je suis sortie les larmes aux yeux, me suis cassée sans dire au revoir, vraiment “pas contente”. 10 minutes pour 4 journalistes, ce qui n’était pas du tout prévu (on devait toutes avoir droit à un entretien individuel). Le problème étant que je me suis complètement fait bouffer par les autres avec leurs micros géants et leur confiance en elles complètement feinte (mais comment on fait??) mais qui en jette quand même. Et que je n’ai pu poser aucune de mes questions. Je m’en suis vraiment voulu de ne pas avoir sauté sur l’auteur-réalisateur de BD moi aussi, mais voilà, je suppose qu’il me reste encore trop de pourcents d’humanité par rapport à mes pourcents de journaliste (elle avait l’air vraiment saoulée et claquée, en même temps quand tu passes une journée entière face à des ogresses souriantes armées de micro géants, je peux comprendre).
Voilà pour l’ “affaire de l’interview”, et finalement j’ai réussi à écrire un papier quand même, tout le monde est content. Vivement la prochaine (hum). Avec en bonus la phrase de B. le soir même : “Je voulais pas te le dire ce matin, mais tu avais de bonnes raisons de stresser, c’était un peu t’envoyer au casse-pipe quand même, non?”. Merci!
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Cette histoire va peut-être paraître drôle, mais elle ne l’est pas du tout. Au début je veux bien croire qu’on ait envie de rigoler un peu, mais vers le milieu ça devient franchement glauque. Cependant, je garantis que tout le monde en est sorti vivant.
Lundi. Un lundi de merde, pluvieux, gris, froid. Je suis déjà d’une humeur pas franchement joyeuse en me levant. J’ai un article à écrire sur un sujet plutôt intéressant, pourtant je ne sais pas pourquoi * j’ai vraiment la flemme de m’y mettre, et d’aller dans le froid prendre des photos, qui seront de toute façon exactement les mêmes, cette fois-là, que celles que tout le monde prend (en même temps, prendre une photo originale de la Porte de Brandebourg, je demande à voir…). Bref. Journée de merde, c’est décidé.
J’arrive finalement à m’arracher à la chaleur de ma cuisine douillette et de la lecture de Marcel ( oui, parce que depuis qu’il fait super froid, mes tendances mémé sont accentuées, du genre couverture en laine sur le fauteuil, clémentines et thé les pieds sur le radiateur à défaut d’être au coin du feu d’une cheminée…).
Café Oranienstrasse. Je mange une soupe (quand je fais ma journée mémé, je ne fais pas semblant.), je bois un chocolat chaud. Je gribouille vaillamment sur mon cahier en parcourant Google Actualités. Génial. Bon, allez je me casse. Ah oui, il faut que je paye. OK, mais bon, comment dire, je n’ai pas mon porte-monnaie. Je le cherche pendant au moins dix minutes. Bon, j’ai acheté des clopes juste avant d’entrer dans le café, je ne l’ai donc pas oublié à la maison. Après explications, tant bien que mal, à la serveuse, je vais voir au bureau de tabac. Ils n’ont rien trouvé. Génial. Je regarde à tout hasard dans la rue. Re-explications à une autre serveuse. Je suis morte de honte. Evidemment je n’ai absolument rien d’autre que les 10 euros qui restaient dans mon porte-monnaie, donc pas de quoi payer. Par contre, j’ai mon portefeuille (thanks god), et je laisse ma carte d’identité en disant que je reviens le lendemain pour payer.
A ce stade-là, je suis carrément de mauvaise humeur, voire prête à passer ma soirée à déprimer. C’est pas comme si je n’avais jamais rien perdu dans ma vie, (très) loin de là, mais ça m’énerve, parce que je n’ai absolument plus un rond (impossible de retirer de l’argent avec ma carte bleue), et qu’en plus mon porte-monnaie, il s’est volatilisé par l’action du Saint Esprit, alors que je l’aimais bien, il était rose, et tout ça, enfin bref.
Retour à la maison, je retrouve miraculeusement 3 euros dans un de mes sacs, chouette, je m’achète une bière et écrit mon article en 1h top chrono (je dois confesser que la bière est pour l’instant le seul rituel de la rédaction de mes articles). Trop contente. J’ai plus qu’à aller dans un autre café pour l’envoyer à C. (ne pas avoir Internet à la maison, j’adore). Je fais mon truc, tout va bien, je bois mon Früchtetee, relax. Sauf que….impossible de trouver mon portefeuille dans mon sac au moment de payer. Et là, je suis prise d’une panique assez impressionnante, en me disant que je suis en train de perdre la tête, voire même que je suis l’objet d’un complot, et qu’on cherche tout bonnement à me nuire, à me chasser de Berlin, à me faire comprendre que je n’ai pas ma place ici, ou même carrément que je ne vais pas survivre jusqu’au lendemain parce que là c’est clair, quelqu’un m’en veut, je suis dans un bouquin de Kafka, en fait je n’existe pas, le monde entier n’existe pas, haaaaaaaaaaaaa.
Complètement fébrile, j’explique à la gentille serveuse que j’ai oublié mes sous à la maison, même si je suis persuadée qu’une fois rentrée, je ne retrouverai pas mon portefeuille. Je suis tellement flippée que je lui propose de laisser mon I Pod jusqu’au lendemain, elle me répond en rigolant que pour 1,50 euros c’est peut-être une caution un peu élevée. “Mais non, je te fais confiance”, qu’elle me dit. C’est bien gentil, parce que moi, là, je ne me fais pas confiance à moi-même. Sur le chemin, je cours à moitié, avec dans la tête des idées plus cinglées les unes que les autres. J’arrive enfin chez moi, essoufflée et échevelée : rien sur la table de la cuisine. Rien sur mon bureau. C’est là que, pour la première fois de ma vie, j’ai eu vraiment peur d’être devenue folle, et sans m’en apercevoir en plus. Il y avait même une petite voix qui me disait : “C’est arrivé vite, finalement, hein?”.
Sans portefeuille et sans porte-monnaie, sans carte d’identité et sans carte bleue, sans papiers et sans crédit sur mon portable, je me voyais déjà mourir de faim enfermée chez moi, devenue complètement folle, ne pouvant communiquer avec personne et attendant en vain qu’une lettre de ma grand-mère me délivre avec un billet de 10 euros coincé dedans. C’était un peu exagéré parce que le recours ultime aurait pu être d’aller chez les flics et de me faire rapatrier d’urgence, voire même de me pointer chez quelqu’un que je connais ici. Heureusement, juste avant de sombrer dans ce qui s’annonçait une bonne crise d’angoisse, à laquelle je pense que je n’aurais pas survécu, j’ai vu mon portefeuille sous une pile de pulls.
Et c’est comme ça que je me suis retrouvée à ranger et à faire le ménage comme une hystérique pendant 2 heures en pleine nuit, à récurrer mes casseroles et ma baignoire, à laver mes vitres et à trier toutes mes fringues, en chantonnant, soulagée de ne pas être devenue folle un lundi gris. Ce sera pour la prochaine fois. Ouf!!!
* si, en fait, je sais : c’était parce que je n’avais toujours pas de nouvelles de B. parti à Paris pour la semaine…et que je commençais à craindre le “je disparais de ta vie d’un seul coup” mais bref…ne mélangeons pas les paranos …
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Je me suis encore fait la réflexion ce soir. Il y a des chansons que je préférerais n’avoir jamais entendues, pour pouvoir en profiter sans qu’y soient mêlées des souvenirs un peu acides. En l’occurence, c’était “Put a penny in the slot” de Fionn Regan. Un cadeau d’O. si l’on peut dire, le jour ou l’on s’est rencontrés. L’air de rien, attablé devant une bière : il faut que je te fasse écouter quelque chose. Je me souviens avoir pensé que, quoiqu’il se passe ensuite, c’était foutu : cette chanson-là, que j’ai immédiatemment adorée, ne pourrait plus jamais me rappeler quelqu’un d’autre. Ensuite, il y a eu Elliott Smith la nuit sur la plage, et Nick Drake dans son lit. Celui-là, il n’a fait que passer mais on peut dire qu’il m’a coûté cher en chansons.
C’est toujours comme ca. Avant d’avoir eu le coeur plus ou moins réduit en miettes (mais comme le Phénix, il renaît de ses cendres…enfin, pour l’instant…), il faut toujours que j’ai inventé un petit monde sur lequel règne le Monsieur, un petit monde en musique. Il y a eu l’univers musical de Belette (un peu pauvre, je dois dire, c’était quand même l’époque ou je trippais sur KT Tunstall et sur une chanson FM-rock toute pourrie), il y a eu les chansons du moment selon les coups de coeur du moment (je me souviens d’avoir écouté en boucle Tahiti 80 pour ce petit con du boulot qui voulait tromper sa copine avec moi), il y a eu les chansons Clément (Louise Attaque en boucle pendant trois mois), comme il y eut carrément tout un pan de mes préférences musicales dédiées à SpecialK (en même temps, avec un nom pareil).
C’est bien simple, en fait. Pour savoir si je suis amoureuse, il me suffit de me demander si je peux écouter une chanson en remplacant le “tu”, le “you”, ou même le “dich” par l’idée du garçon en question.
Vendredi, je suis allée voir Nosfell en concert. Et là, gros dossier. Parce que Nosfell, la première fois que j’ai entendu sa voix, c’était chez Adrian. Et parce que Nosfell, c’est déjà tellement mystique, on a déjà tellement l’impression de bouger d’ici et maintenant quand on le voit, qu’on est vraiment obligé de penser à la personne qui nous l’a fait découvrir.
J’ai un peu pleuré en écoutant Nosfell chanter ses paroles dans une langue inventée de sa voix complètement dingue. J’ai pensé à plein de choses durant ce concert, à beaucoup de gens, et évidemment à A. Et quand j’ai vraiment craqué, sur une chanson précise, ça n’a pas été triste. Mais tout le contraire. Et il m’a semblé qu’enfin, je pouvais faire glisser l’histoire A. de la catégorie des souvenirs douloureux à celle des moments magiques. J’avais réellement envie de lui dire “merci”. Pour ce que ça a valu, c’était quand même beau. Il m’est apparu que je pouvais écouter Nosfell le sourire aux lèvres. Que j’avais ce pouvoir exceptionnel, pour un moment, d’en garder ce que je voulais et de faire abstraction du reste. De garder la péniche, les cafés au petit matin, le champagne et les jolis mots, ses yeux et sa bouche, et de jeter mon attente pendant des semaines, d’oublier son silence et ses contradictions. C’est du passé, et je peux en faire ce que j’en veux.
Et, comme par hasard, en ce moment j’écoute en boucle une chanson de Feist (“I feel it all”). C’est seulement ce matin que j’ai fait vraiment attention aux paroles. Elle dit à peu près ça : I’ll be the one who will breake my heart. Et je me suis dit que c’était bien vrai. Aussi longtemps que mes amours baigneront dans le petit monde des chansons, aussi longtemps que ce sera mon univers imaginaire, aussi longtemps que ce ne sera rien de vraiment plus qu’une atmosphère particulière qui m’enveloppera, alors ce sera vrai. Le jour ou, vraiment quelqu’un méritera que je meure d’amour pour lui, on avisera. En attendant, tous ces beaux monsieurs “ces beaux Rimbaud, ces faux Verlaine” (dixit Barbara, qui précise qu’ils se cassent dès qu’ils ont récité leur poème) m’auront bien fait pleurer. N’empêche, il y a toujours un moment ou je peux avoir mes écouteurs vissés sur les oreilles, les yeux fermés, et penser que c’est peut-être finalement moi qui ai “gagné”, parce que je peux en garder de beaux souvenirs.
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Attention, ce matin je réfléchis.
La question du jour est : comment bien vivre avec soi-même? Certes, c’est un peu incongru, mais au petit-déjeuner, entre deux croissants et surtout deux personnes qui squattent chez moi, je me la suis posée. Ma crise de mauvaise humeur post nuit dans le couloir m’a confirmé quelque chose : vivre avec les autres, c’est pas facile. Et avec soi?
Pas forcément plus évident.
Il y a les jours où on ne supporte pas de se regarder dans une glace.
Ceux où on n’est vraiment pas fier de soi.
Ceux où être quelqu’un d’autre, ce serait pas si mal, même pour essayer.
Ceux où tout nous échappe.
Je me demande parfois si, à 22 ans ou même à 30, on peut encore “changer”. Est-ce qu’on est (encore) dans une période de transition, ou est-ce que, après l’adolescence, ça y est, c’est terminé? Traits de caractère, physique, manies..tout est là. Bien plus affirmé que quand on a 16 ans.
Bon.
J’en sais rien. J’y pense, en ce moment. Ce n’est pas la première fois que je me dis ça, mais ça s’impose toujours comme une évidence à mon esprit : et si tu essayais, “simplement”, d’agir comme la personne que tu aimerais être? Et si c’était possible de se faire une image mentale d’une personne qu’on pourrait admirer, pas quelqu’un de parfait, mais juste quelqu’un qu’on pourrait être fier d’être, ou de devenir?
Le but n’est pas tellement d’être fier de soi, mais peut-être d’essayer de pouvoir se dire qu’on a essayé de devenir meilleur(e).
La voie n’est pas forcément celle de l’introspection et du narcissisme, mais plutôt celle des autres, je crois. Juste se regarder en face et prendre conscience de la façon dont on se comporte. Ce n’est même plus une question d’image (problème insoluble dans mon cas qu’on étudiera plus tard, avec un psy, hein!). Qu’est-ce que je donne? Qu’est-ce que les autres en reçoivent?
J’ai envie de faire du yoga!
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B. qui me fait des pâtes aux champignons. Du vin blanc, et le chat sur les genoux. La cour dehors recouverte de feuilles plus grises que brunes, la fenêtre est un peu cassée et réparée avec du scotch mais le radiateur est à fond. Dehors il fait froid. Du Noir Désir qu’il faut faire semblant de ne pas écouter, des mots auxquels il ne faudrait pas faire attention, croire que c’est juste de la musique, pas quelque chose qui nous touche.
- Revenue d’un café avec ma mère et son mec. Deux verres de vin blanc, langues qui se délient, secret de famille. Sombre histoire de la petite Lorraine mariée à un Allemand en 1943, une fille qui naît en 45. Mère qui sombre dans la dépression et devient folle, juste “sensible des nerfs” comme a toujours soutenu ma grand-mère qui a un sens particulier de l’euphémisme quand il s’agit de faire croire que tout va bien. Ma mère : “je ne le sais que depuis sept ans”. Moi, c’est la première fois que j’en entends parler. Trace d’un sale atavisme familial du silence. Le lendemain, “j’étais ivre hier soir”, phrase que les parties en présence comprendront parfaitement comme un désaveu de ce qui a été dit. Bravo. Degré zéro de la parole. C’était un oubli. De la règle du “on ne parle pas de ce qui pourrait avoir un sens”.
Le champ de bataille. Je dors dans le couloir, visage tourné contre le mur. Ce séjour ravive des rancoeurs de part et d’autre. Peut-être que ça aurait été mieux si j’avais été une autre fille. Mais je m’en fous, maintenant. -
Baisser les armes. Le chat sur les genoux.
Des gens entrent chez B., finissent le vin. On sort avec eux. On avait dit “pas de psychodrame”. Dans le bar, toute l’histoire de B., et la chronologie des drogues. Je ne sais pas quoi dire au gamin qu’il dessine, je ne sais pas quoi dire à 14 ans, ni à 16 ans. Je lui ai prêté “Christiane F.”, me suis étonnée que ça le touche autant. Ben voilà.
Une des filles, voyant que je discute longtemps avec lui, me dit en rigolant : “Kein Psychodrama”, en reprenant mes mots. C’est devenu une blague, apparemment. Je ne sais pas ce que savent les autres d’un truc qui n’est pas clair (en tout cas pas clairement affiché). En même temps, ce soir déjà, il m’a embrassée, et j’ai trouvé ça “naturel”, j’ai laissé faire. Moi qui avais dit “on est amis”. Je refuse les vodkas qu’offre le barman pour virer les trois pelés qui l’empêchent de fermer son bar. C’est B. qui boit les verres que je laisse sur le comptoir. J’ai du mal à empêcher les petits regards en coin qui commencent à me venir dans ces cas-là, comme chez lui les réflexes de jalousie de temps en temps.
On n’est pas ensemble.
Et puis j’ai craqué. C’était la première fois ici, mes premières larmes berlinoises de fille bourrée. J’ai pleuré dans les bras de B., en pensant à des gens qui sont loin.
Quelque chose comme je sens que je suis en train de changer et ça me fait peur. Pas quelque chose à dire à quelqu’un qui à1,5 grammes d’alcool dans le sang.
Et puis les questions gênantes qui viennent evidemment : est-ce que tu aurais envie de? Heureusement trop d’alcool pour exiger une réponse. Parce que non, et je suis désolée. Je préfèrerais, moi aussi, tu sais.
Finalement c’est la fatigue qui nous a évité le psychodrame.
